Le Seigneur est plein de compassion...

« Le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux.» Jacques 5. 11

À la recherche de l'agneau perdu

Un soir, au moment de mettre ses agneaux dans leur enclos, Nabash, la petite indienne navajo, s'aperçoit qu'il en manque un. "Je vais aller à sa recherche avant qu'un coyote ne le mange" décide-t-elle. En chemin, une des histoires entendues à l'école de la mission lui revient à l'esprit : celle du Bon Berger qui cherche sa brebis perdue jusqu'à ce qu'il la trouve. Elle n'a pas beaucoup écouté, car ces histoires de la Bible sont tellement éloignées de la religion de sa famille. Pourtant elle se souvient qu'il y a un Dieu dans le ciel qui répond à la prière. Nabash regarde autour d'elle : aucune trace de l'agneau ! Elle s'arrête alors près d'un cactus et dit : "Cher Dieu du ciel, tu sais où est mon agneau. Peux-tu me le montrer?" En disant ces mots, elle voit clairement dans son esprit l'image de l'agneau étendu sous des buissons à un endroit où elle est déjà passé. Elle y court, l'agneau est bien là ! Quelle joie ! Elle le prend tendrement dans ses bras pour le ramener à la maison. Elle réfléchit : n'est-elle pas, comme cet agneau, perdue dans une nuit sans espoir, et le Seigneur Jésus la cherche encore. Serrant étroitement son agneau sur son cœur, elle sait qu'elle désire très fort être gardée, elle aussi, par le Bon Berger. Elle s'assoit sur l'herbe de la colline et dit tout simplement : "J'étais perdue comme mon agneau, mais tu m'as cherchée et tu m'as trouvée. Prends-moi pour toujours dans tes bras." Ses vieilles craintes ne sont plus jamais revenues, car elle a cru les paroles du Sauveur :

« Mes brebis écoutent ma voix et moi, je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne mourront jamais ; et personne ne les arrachera de ma main.» Jean 10. 27
Une déesse sans bras

Le poète allemand Heinrich Heine, vers la fin de sa vie, visitait le musée du Louvre. En proie aux plus sombres pensées, il s'était assis en face de la Vénus de Milo (statue grecque trouvée sans bras). Gravement malade, il méditait sur sa vie gâchée et sur sa mort prochaine. "J'étais là, écrit-il, écrasé par le remords et pleurant au point qu'une pierre se serait attendrie. Mais non, devant moi la déesse de marbre me disait : Tu ne vois donc pas que je n'ai pas de bras et qu'il m'est impossible de te secourir?"

Une idole sans bras ! Tragique image de tous les faux dieux que l'homme sert et qui l'abandonnent au jour de la détresse.

L'homme a besoin d'être aimé. Dieu l'aime. Cette révélation de l'évangile est merveilleuse, mais elle ne suffit pas. L'homme a besoin d'être secouru. Il lui faut une puissance extérieure pour l'arracher à sa misérable condition morale, à l'emprise du péché, à la crainte de la mort. Ce même Dieu Sauveur peut et veut le délivrer.

Papa, serre-moi dans tes bras !

Luc est un petit garçon qui a souvent des angoisses, surtout la nuit. Il a peur du noir, il reste éveillé en écoutant tous les bruits qui l'inquiètent. Il n'aime pas rester seul. Parfois, il se glisse dans la chambre de ses parents, il s'approche de son papa et il lui dit d'une petite voix : "Papa, serre-moi dans tes bras, s'il te plaît !" Le papa, ému de la frayeur de son petit garçon, le tient contre lui, le berce et le console. Luc est rassuré et s'endort paisiblement. Il n'est besoin que de le recoucher tout doucement...

N'as-tu pas, toi aussi, de nombreuses craintes, même si tu es grand ? Sais-tu où te tourner pour trouver du secours ?

Quand Jésus était sur la terre, il appréciait la compagnie des enfants. Il les aimait pour leur confiance et leur simplicité. Il les a pris en exemple devant ses disciples : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » Matthieu 18. 3 Et quand ils veulent empêcher les enfants de s'approcher de lui, il en est indigné : « Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume de Dieu ». Il les prend dans ses bras, pose les mains sur eux et les bénit. Marc 10. 13-16

Combien de fois le Seigneur a voulu consoler, secourir, aider, encourager ! Aujourd'hui encore, Il allège les souffrances de ceux qui lui font confiance, réconforte les cœurs brisés, apaise les tempêtes, guérit l'âme et le corps. Il est plein de compassion, Il sympathise à nos infirmités et nous donne son secours au moment nécessaire. Hébreux 4. 15

Il a dit : « Vous serez portés sur les bras et sur les genoux. Comme quelqu'un que sa mère console, ainsi moi, je vous consolerai. » Ésaïe 66. 13 Quels soins a le Père céleste pour ses enfants ! Et quel amour est le sien !

Mais es-tu son enfant ?

Te souviens-tu de l'histoire du fils perdu ?

Quand il est parti avec l'argent de son père dans un pays éloigné, qu'il s'est très mal conduit et a tout dépensé, il a commencé à manquer de tout. Il est devenu gardien de cochons. Il a eu faim. Il s'est mis alors à réfléchir : "À la maison, tous les ouvriers ont assez à manger. Et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père et je lui dirai : Père, j'ai péché contre Dieu et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils." Et il revient chez son père.

Comment le père l'a-t-il accueilli ? Les bras grand-ouverts ! Il le voit de loin, court à sa rencontre. Ému de compassion, il se jette à son cou et le couvre de baisers. Puis il commande une grande fête en l'honneur de son fils retrouvé. Luc 15. 20

L’amour de Dieu est généreux, patient et tendre, inconditionnel, éternel, parfait.

Es-tu cet enfant perdu ? Il attend que tu viennes à lui avec ton désespoir, tes peurs, tes soucis, tes péchés. « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés. » 1 Jean 1. 9

Peux-tu en être sûr ? Oui, parce qu'Il a donné son fils afin que celui qui croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. Car Jésus a payé de son sang, de sa vie, pour que nos péchés soient effacés.

Publié le 20.02.2000


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